Costa Rica – hors-les-murs 2011

Novembre – Décembre 2011 – Résidence de création au Costa Rica dans le cadre du programme « hors les murs » de l’Institut Français. Enregistrements dans les différents écosystèmes forestiers tropicaux préservés dans les Parcs Nationaux: Forêt humide d’altitude (Parc National La Amistad, Parc National Tipanti), forêt pluvieuse côtière (Parc National Corcovado), forêt tropicale sèche (Parc National Santa Rosa), forêt de mangrove (Parc National de Tortuguero) marécages, lagune sylvestre (Parc National de Caño Negro).
Le matériel audio collecté constituera à la fois une base documentaire et une source d’inspiration pour la composition electroacoustique (des projections sonores en multicanal auront lieu à Paris et en région dès le printemps).
Cette page est l’occasion de poster quelques extraits audios bruts (direct de la machine, sans Eq ni boost), focus à la parabole et ambiances générales. Les prises de sons d’ambiances sont réalisées en quadriphonie. Les maigres extraits postés ici sont des réductions stéréo. Pour chacun des sites visités, le protocole est le suivant : Ambiances quadriphonique sur pied, de nuit, à l’aube et au crépuscule + focus « animaux/textures » le long des sentiers, majoritairement de jour. Le materiel utilisé comprend 4 microphones statiques à condensateur « DPA 4011 MMC » en configuration croix IRT 250 (4 cardio 90°/25 cm) couplés avec l’enregistreur 8 pistes 4Minx d’AETA. La parabole est équipée avec un micro-cravate à électret DPA 4071 (réponse boostée dans les médiums).

Partenariats et soutiens : AUDIO² – DPA Microphones, AETA Audio Systems, Areitec, MINAE-SINAC, Institut Français

Si tout semble bien sonner sur le papier, deux bémols sont pourtant à ajouter : La saison des pluies sur la côte Pacifique n’est pas achevée du tout et la période n’est pas, loin s’en faut, la plus propice à l’enregistrement : Beaucoup d’oiseaux et d’insectes sont silencieux en ce moment, certaines forêts d’altitude sont plongées dans les nuages et la bruine 10h/24. Tenons le pour dit : la meilleure période est celle de mars-avril avant le retour de la saison des pluies : Les cigales tropicales, orthoptères et nichées d’oiseaux sont à leur comble.

I-Parc National de Corcovado – Peninsule d’Osa

La péninsule d’Osa figure parmi les régions les plus riches en biodiversité du Costa Rica. Vu du ciel,  c’est une langue de terre du bout du monde paraissant intacte, comme surgie du passé. Outre le Parc National, d’autres réserves forestières, zones protégées, réserves privées et territoires indigènes font de la péninsule une vaste étendue préservée abritant la dernière forêt tropicale humide de la côte pacifique, caractéristique de l’Amérique Centrale. La forêt secondaire laisse peu à peu place à la forêt primaire à mesure que l’on s’enfonce sur le territoire du Jaguar, du Puma, des 4 espèces de singes que compte le pays, de l’ara rouge et du Tapir…Le Tamanoir géant y a été mentionné jusque dans les années 50 et semblerait aujourd’hui éteint. La harpie féroce n’est pas présente sur le site contrairement à ce qu’en disent les guides touristiques.  (La seule mention récente pour tout le Costa Rica concernerait la côte caraïbe en 2009. La harpie se rencontre au Panama, dans la forêt tropicale humide de type amazonienne proche de la frontière Colombienne). Le Parc National de Corcovado est toutefois un site d’exception où il est aisé d’observer les animaux sans les déranger, ces derniers étant particulièrement habitués à la présence humaine sans prédation depuis trente ans.

Nuit et amphibiens aux alentours de Sirena :

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A l’aube, singes hurleurs et aras :

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Toucan de Swainson à la parabole :

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Singe araignée - Ateles geoffroyi

Ara rouge mangeant le fruit de l'"almendro"

Tapir de Baird - jeune individu...

Chestnut-mandibled Toucan (ou de swainson)

Crocodile américan - rio Sirena

Black throated trogon - mâle

Black hawk - Gavilan negro

Station de rangers de Sirena - Corcovado

Parabole / DPA 4071 / AETA 4minX

Paresseux trydactile - Bradypus variegatus

II – Bahia Drake – Peninsule d’Osa
Les pluies tropicales auront eu raison de mes chaussures de marche, après seulement 3 jours. Semelle décollée totalement. On continue en bottes, de rigeur ici, jusqu’à la baie de Drake et le petit village d’Aguajitas pour lequel il faut descendre du bus et passer le rio à gué, puis marcher un certain temps. Conseillé par un naturaliste de Corcovado, j’arrive dans la réserve privée de mon hôte, 80 hectares de « bosque primario ». Un terrain accidenté, intouché, extrêmement humide et parcouru par trois cours d’eau. Un très bon spot pour rencontrer rainettes arboricoles, dendrobates venimeux, et grenouilles géantes dévoreuses d’amphibiens. Si il est plus aisé de capter les vocalises des rainettes, les dendrobates sont avares avec quelques cris sporadiques émis faiblement et surtout, perdus dans le vacarme incessant des gouttes. Même sans pluie, on a l’impression qu’il pleut, les gouttes qui retombent des arbres claquent sur les feuilles et sonnent comme du plastique ou du carton…

Ambiance de nuit dans une réserve privée :

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Rainettes à la parabole :

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Grillon (si si) à la parabole :

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forêt primaire - réserve privée

Oophaga granulifera - Costa Rica/Panama

Leptodactylus savagei - 20 cm !

Indeterminée : Pristimantis cruentus ?

"Rainette de verre" - transparente

Phyllobates vittatus - Endemique Costa Rica

20cm au moins belle bebête de la nuit...

Long Billed hermit - Ici, 50 espèces de Colibris !

III – Parc National La Amistad – secteur Altamira
Changement radical de cadre, je retourne sur le ‘continent’ après avoir traversé le « humedal Sierpe » (parc national de mangrove) en bateau, croisant quelques crocos « lagarto » – lézard – comme  ils disent dans le coin (!) et un paresseux au passage. Arrivée le lendemain à la station de rangers du SINAC-MINAE du secteur Altamira. Le SINAC est une branche du Ministère de l’environnement et de telecomunications du Costa Rica (MINAE). Le SINAC est en charge de l’administration des espaces protégées du pays, divisées en plusieurs zones géographiques (avec chacune sa propre organisation et son propre personnel). Le MINAE délivre des permis d’investigation aux scientifiques qui désirent se rendre dans les espaces protégés par le SINAC . C’est avec un permis similaire, stipulant le cadre strict de mon projet que je suis invité à partager les locaux de la station d’Altamira, logé avec le staff et conseillé, tout comme je le serait à Tipanti, Santa Rosa, Caño Negro…La Amistad est le plus grand territoire protégé du Costa Rica, Parc -International- partagé avec le Panama et centré sur la cordillière de Talamanca aui fricotte avec les 3000m d’altitude. Le parc présente différents écosystèmes forestiers et de montagne. Le secteur Altamira, entrée sud du parc, est à 1500 m , composé de bois dit « secondaires », issus d’un reboisement naturel sur d’anciennes terres agricoles. On y trouve des essences mixtes qui laissent peu à peu la place à un boisement « primaire » original à mesure que l’on monte. C’est la forêt de nuages qui commence alors. Sans soleil, il fait 15°C en moyenne et les micros commencent à se montrer las de tant d’humidité. Il faut composer avec la pluie et la brume. C’est un peu trop tôt dans la saison pour ce type de lieu.

A l’aube, près de la station :

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Un peu plus tard dans le « bosque secondario » :

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Insectes (Orthoptères?) de nuit, à la parabole… :

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Caligo atreus - 8 cm!

la station Altamira

7h00 fin de session

séchage au soleil !

IV – Parc National Tipanti – Cerro de la muerte
Un peu plus loin en remontant vers l’ouest dans la continuation du parc de La Amistad on trouve le Parc Tipanti, sur le versant nord du Cerro de la Muerte et faisant face au parc Naturel « Los Quetzales ». Toujours plus haut, la station « Esperanza » où je suis accueilli est ici à 2400 m. On est en pleine forêt primaire d’altitude avec d’immenses arbres de 30-40 mètres de haut. Deux « roble » prédominent : Quercus costaricensis, un type de chêne endémique qui se mélange avec un autre chêne, le Quercus copeyensis. C’est le « bosque nuboso » par exellence. Il fait un peu plus froid qu’à Altamira ce qui n’empêche pas une espèce de rainette arboricole de chanter la nuit. Le soleil vient à heureusement à percer le lendemain. C’est le silence, des silhouettes de végétaux familiers, du vent dans les branches, un petit air frais, humus, des près avec des bovins en redescendant…on se croirait dans les montagnes européennes…troublant.

Ambiance de nuit…calme :

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Les rainettes du froid (!) :

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collared redstart

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Costa Rica...

V – Parc National Santa Rosa – Peninsule de Santa Elena
Crée au début des années 70 pour conserver la plus vaste étendue de forêt tropicale sèche d’Amérique Centrale, Santa Rosa est le plus vieux parc National du Costa Rica. Une forêt qui compte 240 espèces d’arbres et arbustes dont le « guanacaste » ( Enterolobium cyclocarpum – arbre  qui a donné son nom à cette région du nord-est) ou encore « l’indien nu » (indio desnudo – Bursera simaruba), réalisant sa photosynthèse en parti par le tronc sans écorce, lorsque il a perdu ses feuilles. Santa Rosa c’est aussi une structure qui accueille beaucoup de chercheurs. Lors de mon passage, j’ai croisé un biologiste canadien étudiant les fourmis (A titre de comparaison le Parc contient à lui seul un millier d’espèces de fourmis soit autant que tout le Canada), deux européennes attelées au suivi comportemental des capucins moines et un costaricien suivant les singes araignées,  du lever au coucher du soleil, tous les jours depuis 4 ans (enregistrant au dictaphone les variations de comportement). Le parc est limité à l’ouest par la mangrove et les plages du pacifique abritant tortues, iguanes noirs, geai à face blanche, ratons-laveurs, caïmans…Plus au centre on retrouve entres-autres le tapir, l’opossum commun, une bonne population de jaguars (parait-il en expansion, au grand déficit des tatous) et le devenu rare perroquet amazone à nuque d’or (Amazona auropalliata). La structures des arbres, relativement bas, avec une large canopée, plane ou en parasol, ainsi que des étendues ouvertes font parfois penser à la savane africaine.

Perruches au dortoir (orange fronted parakeet ?):

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Un couple d’amazone à nuque d’or :

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Macagua rieur (Laughting falcon) :

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Un groupe (deux familles) de singes capucins en vadrouille :

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3 fois la même journée...

orange fronted parakeet

un coloc indésirable, surprise du soir

Engoulvent (C. Rica : 8 espèces)

25 espèces de chiroptères dans le parc

cerf à queue blanche ( ou de virginie)

le 'comedor' pour le staff

Caracara à crête

Geai à face blanche (Calocitta formosa)

Iguane noir (Ctenosaura similis)

(Gros) cafard des bois

araignée-scorpion sp.

agouti

Capucin moine


VI – Parc National de Caño Negro
Pendant la saison verte, la dépression qui borde le Rio Frio et le petit village de Caño Negro se remplit des précipitations quotidiennes au point de devenir une énorme lagune inondant toute la région. hotspot du birdwatching pour le continent nord américain, on peine à imaginer, depuis le bateau, que toute cette eau va disparaître à la saison sèche. C’est alors en mars-avril, le meilleur moment pour observer plus de 500 espèces rassemblées autours des derniers points d’eau. Site refuge pour bon nombres d’entres elles, c’est par exemple l’unique site où l’on peut voir l’urubu à tête jaune (Cathartes burrovianus). En ce début décembre, il y a beaucoup de nourriture, les animaux sont très dispersés. C’est toutefois l’occasion de tenter quelques enregistrement de nuit et à l’aube le long des berges touffues et sous les dortoirs de cormorans et autres anhingas…

Le commun cormoran vigua au dortoir :

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Ranas, ranas et mosquitos… :

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Montezuma Oropendola à la parabole :

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Martin pêcheur d'amazonie

la très grande et furtive lagune

Basiliscus femelle

Jacana

singe hurleur ou congo

urubu à tête rouge

Aigrette bleue (Egretta caerulea)

Grand Héron (Ardea herodias)

au sec, au petit matin

Montezuma Oropendola

VII – Parc National de Tortuguero
Tortuguero est l’un des parcs les plus connus et probablement visités du Costa Rica..Une mince langue de terre sépare l’océan atlantique d’un réseaux de canaux saumâtres remontant jusqu’au Nicaragua. Côté plage, il est célèbre pour ses quatre espèces de tortues marines qui viennent y pondre entre mars et octobre (c’est raté tant pis !) et ses  jaguars venant dévorer les pontes au coeur de la nuit. Coté canaux, on y croiserait encore des lamantins (?), des loutres, et bien évidement une avifaune très riche (les 6 espèces de martins pêcheurs, 15 de hérons…). Pour y accéder depuis la route on passe en amont par un empire bananier, un enfer de monoculture, où les hommes-mules tirent encore les câbles soutenant plusieurs dizaines de régimes. Pire, il arrive qu’après traitement aérien aux pesticides et forte pluie, les toxines se retrouvent charriées dans le rio accédant à la lagune, tuant en masse les poissons. Contre cela pas grand chose n’a semble t-il était fait. Il apparaît compliqué de se battre contre les magnats du fruit que sont Chiquita ou Delmonte, entreprises étrangères nord-americaines, argentées et sans scrupules. Le parc s’étend sur plus de 300 km2 et hors période des tortues, il n’y a que trois gardes pour lutter contre le braconnage et la pêche au filet …En sachant que deux d’entres-eux doivent rester en permanence au poste d’entrée du Parc…A ce niveau, on ne parle plus de « peu de moyens » …

Tortuguero village, un étrange crapaud et un chien (!) :

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Onoré rayé ou « Garza Tigre » à la parabole :

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Petite grenouille arboricole au son métallique :

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Boa constrictor

Anhinga, mâle

oups! cette fois c'est ma voiture

Bihoreau violacé (Nyctanassa violacea)

Savacou huppé (Cochlearius cochlearius)

Ibis vert (Mesembrinibis cayennensis)

caïman

A l'intérieur des canaux

onoré rayée (tigrisoma lineatum)

Pénélope unicolore mâle (Chamaepetes unicolor)

Héron vert (Butorides virescens)

Martin-pêcheur à ventre roux


VIII Puerto Viejo de Sarapiqui & La Selva
Quelque peu malchanceux à Tortuguero (un déluge de pluie et le crash de ma voiture de location) je décide de bifurquer vers Puerto Viejo de Sarapiqui, pour avoir une chance d’apercevoir le très rare Ara de Buffon ( Ara Ambigua), localement appelé ‘lapa verde’). Autrefois commun depuis le Nicaragua jusqu’au sud de la côte caraïbe, son aire de répartition a diminuée drastiquement au fur et à mesure de l’abattage des gigantesques almendros qui constitue gîte et couvert pour l’espèce. Ces arbres d’un bon 40 metres de haut, différents des petits almendros de la côte pacifique, sont très appréciés pour la texture de leur bois dense. Malheureusement ils ont une croissance très lente. Ce n’est pas dans la forêt primaire toute proche (reserve biologiqiue et privée « La selva ») que l’on a ici le plus de chance d’apercevoir le grand perroquet, mais dans un paysage dénaturé et ouvert de fincas d’elevage pour peu qu’on sache distinguer les grands almendros des autres arbres et repérer quelles propriétés en ont encore suffisamment. Pour cela je suis aidé de mon ami Alexander MARTINEZ qui a initié un superbe projet : Recenser les couples d’Aras, repérer les nids, et acheter les almendros où ils nichent, préservant les arbres de l’abattage. Une action « gagnant-gagnant » puisque tout le monde y trouve son compte, le fermier en premier. Alexander a aussi un refuge pour animaux blessés recueillis et soignés avant leur remise en liberté. Le Pays ne compte plus que 300 individus d’Ara ambigua et seulement une soixantaine de couple reproducteurs. Au nord-est et au Nicaragua, ces aras sont encore tués juste pour vendre leur bec ou leur tête en trophée ou encore pour leurs plumes. Un couple, uni pour la vie, met quatre ans pour atteindre la maturité sexuelle. Pour découvrir et aider le projet d’Alexandre c’est ici .Les cris des Aras de Buffon sont encore plus rauques et puissant que ceux du Ara rouge. on les entends à un bon 500 metres…mais ils sont parasités par le rumble de la route toute proche…
Petite rainette arboricole ….

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Petit toucan, araçari à collier :

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almendros géants dans une finca

Jeune paresseux à deux doigts, recueilli

Rainette arboricole sp.

Trogon de Massena, mâle

Trogon violacé, femelle et mâle

Rainette aux yeux rouge, lutte de mâles

Blue jean dart frog

Iguane vert, mâle

Paresseux à deux doigts, adulte

Ara Ambigua, au refuge avant libération

Araçari à collier

Ara ambigua, sauvage

Couple et un jeune de l'année passée, près du nid

Un adulte commence à nettoyer le nid

Keel-billed toucan

Tamatia à gros bec


Taller sobre arte sonoro, Alliance Française de San José
Retour à San José, dans le quartier central du Barrio Amon pour un workshop « art(s) sonore(s) et field recording » à l’Alliance Française. L’atelier se déroule en deux heures en espagnol, ouvert à tous et gratuit. C’est l’occasion de donner un rapide aperçu historique et pluriel des pratiques sonores contemporaines à un public non initié et d’expliquer mon projet au Cota Rica. Une quinzaine de participants bigarrés et posant pas mal de questions. On n’a pas assez de temps pour terminer et passer au volet manipulation. L’énérgie retombe une fois tout le barda terminé et rangé, et vraiment, j’aurai dû prévoir une bouteille d’eau (!).


IX Parc Nacional Marino Ballena – baie d’Uvita
Dernier lieu de capture sonores mais cette fois-ci à l’hydrophone, le Parc National Marin de « Marino Ballenas » à quelques kilomètres d’Uvita. Une petite baie, trois longues plages de sable noir et ocre, une pointe de récifs émergés en forme de queue de baleine (!!!), et une île en rocheuse en face à quelques miles. Marino Ballenas est LE spot pour observer les baleines à bosses au Costa Rica. Deux périodes de migration et deux populations croisent ici. Celles des mers australes remontant entre juin et septembre et celles du nord arrivant en décembre jusqu’en mars. Le rorqual bleu, le requin baleine, le faux orque et trois espèces de dauphins sont aussi couramment observés dans la baie et au large. On est mi-décembre est à mon grand regret il n’y a pas encore de Mégaptères dans la baie. Une seul cétacé a été aperçu la veille mais très au large. Pas facile non plus de trouver un capitaine acceptant de m’embarquer seul avec lui, ici tout est organisé pour les groupes de touristes et sortis des excursions balisées, c’est très cher. J’arrive pourtant à trouver un ancien pêcheur reconverti dans le tourisme qui m’emmène pour quelques heures à la recherche des dauphins ‘nariz de botella’ () que nous finirons par localiser et tenter d’enregistrer mais sans véritable succès ( en plein repas, ils n’émetent pas de sons).

Petit-déjeuner de aras rouges qui font tomber les coques de fruit sur la tôle d’un toit de ‘cabinas’:

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Captation hydrophonique sur le lieu des dauphins (muets?) :

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Captation hydrophonique sur les récifs à marée basse :

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dauphin à gros nez -tursiops truncatus

Un petit groupe d'une dizaine...

Ibis blanc

Captation à l'hydrophone

hydrophone & leafcutter ants

Le petit-déj des Aras rouge


Un son typique du Costa Rica ? le cri du Zanate !!
Si il est son caractéristique du Costa Rica c’est bien celui du Zanate, Great Tailed Grackle, ou Quiscale à longue queue (Quiscalus mexicanus). Le mâle, plus grand que la femelle est très bruyant, et bavard du lever au coucher du soleil sans dicontinuer. Omniprésent dans les villes, villages, et zones rurales, il prolifère localement devenant une vraie plaie pour les oeufs et oisillons des autres espèces. Omnivore, il a su tirer parti du développement des activités humaines, un peu comme certains corvidés ou étourneaux en Europe. Désormais son aire de répartition s’étend vers le nord jusqu’au Canada.

Zanate à la parabole, divers cris et sons :

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